Mesures Dracos au Piquet !

Le mot du jeudi

Déconfinons nos colères
Pour votre sécurité, vous n’aurez plus de liberté !
Samedi 28 novembre, 4 000 manifestant·es à Angers (plus de 500 000 dans tout le pays !) ont répondu à l’appel de nos organisations syndicales CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF et UNL mais aussi de nombreuses autres organisations (Ligue des droits de l’Homme, Syndicats de journalistes, Amnesty International, Libre Pensée, Attac, Gilets jaunes et beaucoup d’autres...) contre le projet de loi de « sécurité globale » et pour le respect des libertés collectives et individuelles.
Cette journée a provoqué une crise au sein du gouvernement qui, pour tenter de calmer l’opposition grandissante, a décidé de réécrire complètement l’article 24 de sa loi.
Or ce projet de loi ne provoque pas la colère uniquement sur cet article qui porte sur la diffusion des images.
Plusieurs articles portent atteinte aux libertés individuelles et collectives des citoyen·nes comme la surveillance par caméras-piétons et l’utilisation des drones, ce qui, en permettant la reconnaissance faciale par exemple, remet en cause la liberté de manifester. Nos organisations s’opposent au transfert des missions de sécurité publique aux polices municipales (mises en place par les maires) ou encore à des sociétés privées. Nos organisations exigent le respect des principes républicains de Liberté d’Égalité et de Fraternité.
Si le gouvernement est déterminé à passer cette loi en force, c’est qu’elle constitue un point d’appui important pour réprimer toutes contestations contre sa politique de destruction de nos droits et garanties collectives, de nos droits sociaux.
La crise sanitaire est un prétexte pour de nouveaux plans de licenciements et de remise en cause des acquis sociaux. Ce qui se traduit par le développement du chômage, de la précarité, de la pauvreté et de la misère. Nos organisations considèrent que la sécurité c’est d’abord répondre aux exigences sociales des salarié-es au lieu d’enrichir les grands groupes.
La « réécriture » de l’article 24 ou son transfert dans une autre loi ne nous convient pas !
C’est tout le projet de loi « sécurité globale » qu’il faut retirer !
C’est pourquoi à nouveau, nous appelons tous les salarié·es, retraité·es, privé·es d’emploi, jeunes à se rassembler pour le retrait de la loi sécurité globale

TOUS-TES ENSEMBLE

SAMEDI 5 DÉCEMBRE À 15 H 30

ANGERS, RASSEMBLEMENT

PLACE DU RALLIEMENT

En lutte
AED en grève : une mobilisation sans précédent !

OKLa grève des assistant·es d’éducation (AED, AP, APS) a été massivement suivie et soutenue par d’autres catégories de personnels aujourd’hui. Partout sur le territoire des vies scolaires ont été totalement fermées et des dizaines de rassemblements se sont tenus devant le rectorat, DSDEN, établissements employeurs. Cette mobilisation est historique.
En amont, la préparation de cette journée grève a donné naissance à plusieurs collectifs auto-organisés d’assistant·es d’éducation et a renforcé ceux déjà existant qui étaient à l’origine de cet appel. SUD éducation s’en félicite.
Les établissements scolaires ne fonctionnent pas sans les AED et c’est ce qui a été montré aujourd’hui. Certains ont dû fermer leurs portes.

Pourtant, les assistant·es d’éducation ne reçoivent pas la reconnaissance à laquelle elles-ils ont droit : CDD d’un an renouvelables dans une limite de 6 ans, temps partiels, salaires de misère, absence de formation. Elles-ils sont exlcu·es de la prime REP/REP+, tout comme les AESH, et doivent faire face quotidiennement au sous-effectif et à l’arbitraire de la hiérarchie : injonctions non-réglementaires, chantage au non-renouvellement, infantilisation. Face à la crise sanitaire que nous vivons actuellement, elles-ils sont en première ligne pour l’application du protocole.
La précarité isole, mais aujourd’hui les AED ont montré leur force collective.

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à mettre en place des caisses de grève locales et à se montrer vigilant face aux éventuelles représailles que pourraient subir les collègues grévistes.
SUD éducation appelle à poursuivre la mobilisation et soutiendra les initiatives proposées à la base en mettant son outil syndical à disposition.
SUD éducation met à disposition son préavis de grève spécifique, en plus du préavis général, qui couvre les personnels jusqu’au 19 décembre 2020.
Nous appelons les assistant·es d’éducation à se saisir de notre campagne pour l’obtention de la prime REP/REP+ et à proposer des motions au CA.

SUD éducation revendique :

  • la titularisation sans condition de tous les personnels assistant·es d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur·trice scolaire ;
  • l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;
  • l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;
  • le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement académique ;
  • l’accès à une formation et l’augmentation du crédit d’heure pour formation.
  • du matériel de protection fourni par l’employeur et le versement de la prime Covid.

Blanquer n’aime pas les enseignant·es
Toujours plus loin dans le mépris !
Après l’hommage tronqué de Samuel Paty, l’Éducation Nationale se couvre de honte
Pour avoir préparé l’hommage à Samuel Paty, des enseignant·es du collège Anglade à Lézignan Corbières se sont vu retirer un jour de salaire. Ils-elles se sont réuni·es le matin pendant deux heures pour proposer une organisation plus conséquente qu’une simple minute de silence. Cette proposition a été validée par le chef d’établissement, mais en même temps ce dernier s’est permis, sans complexe, de signaler le fait que ces enseignant·es n’avaient pas pris leur élèves de 8h à 10h. Ils-elles ont donc été déclaré·es grévistes.
Pour remplacer Samuel Paty dans son établissement, l’académie de Versailles a cherché via Pôle Emploi, un·e remplaçant·e pour occuper le poste de Samuel Paty…
La compétence professionnelle n°1 exigée pour enseigner dans l’Éducation nationale de M. le MSinistre Blanquer c’est « Surveiller le comportement des élèves et contrôler l’application du règlement intérieur, des consignes de sécurité, des règles de vie collective ». Tout est dit … c’est effrayant !

Des lycéens qui se tiennent sages
Avenir lycéen : papa Jean-Michel s’occupe de tout

En farfouillant dans le Journal officiel des associations et sur les réseaux sociaux, on apprend que plein d’« Avenir » faisaient des petits entre eux pour donner « avenir étudiant », « avenir enseignant » et « avenir éducation ». Un peu comme si le ministère envisageait d’étendre l’expérience d’Avenir Lycéen à toutes les composantes du système éducatif, histoire d’être sûr d’être bien accompagné et peu contesté...
Bon évidemment, ça c’est les idées des gauchistes. Si des rectorats ont pu rédiger ou corriger des communiqués de presse d’Avenir Lycéen, c’est pour les aider, pas du tout pour qu’ils reprennent les éléments de langage du ministère. Meuh, non !
En même temps, des élèves mineur·es, notamment dans les CAVL, ont été instrumentalis·ées. Et ça, c’est un peu aux antipodes de la démocratie, notamment chez les lycéen·nes, où le débat, l’échange, le droit de s’organiser en syndicat indépendant est essentiel pour permettre à chacun·es de faire l’apprentissage de la démocratie, et donc de l’émancipation.
Toute la transparence doit être faite. Le ministre et le gouvernement ne peuvent, d’un côté, faire de grands discours sur la transparence et l’exemplarité, et dans les faits s’exonérer de ces impératifs.
Nous exigeons la mise en place d’une enquête indépendante, qui ne soit donc pas pilotée par le Ministère. Nous saisirons également Anticor pour que lumière soit faite sur une possible corruption. Si le rôle du Ministre dans la création et l’instrumentalisation d’Avenir Lycéen, mais aussi l’appareil d’État, venait à être confirmé dans les semaines à venir, toutes les conséquences devront en être tirées.

Blanquer n’aime vraiment pas les enseignant·es
Un Grenelle pour l’avenir de l’éducation

Notre valeureux ministre l’a claironné sur tous les plateaux télé et radio, c’est le Grenelle de l’Éducation jusqu’en février. Trop bien, ce 1er décembre se tenait un colloque scientifique pour réfléchir sur l’avenir du métier de professeur (faudrait faire une asso !). "On" va définir le prof du XXIème siècle. C’est qui "on" ? Ça doit être des scientifiques ? En tout cas, c’est pas des pédagogues, pas des didacticien·nes non plus. Y a pas d’enseignant·es, ni même de chercheurs en éducation, pas de chercheuses non plus. Y a pas de spécialistes des sciences de l’éducation ou des disciplines. Y a pas de mouvements pédagogiques non plus. SUD éducation n’a pas été invité. La CGT, puis la FSU ont claqué la porte. Meirieu a fait pareil parce qu’à l’atelier sur la formation des enseignant·es piloté par Boris Cyrulnik où il devait intervenir, la seule association invitée était "Vers le haut", un lobby constitué par des mouvements religieux piloté par un ancien cadre de l’UMP et que du coté des experts, c’était guère mieux avec un psychologue et une professeure des écoles proches de Cyrulnik, un psychiatre des armées, un chercheur en neurosciences, une professeure de sciences de gestion, et des psychopédagogues spécialistes de l’identité personnelle... Aucun·e spécialiste de la formation des enseignant·es , aucun·e praticien·ne de cette formation ne sont invit·ées. Ben, tout est un peu trop verrouillé et pas uniquement la réflexion. Ils attendent quoi les autres pour se barrer ?

jeudi 3 décembre 2020, par administrateur du jeudi

titre documents joints

 
(PDF - 3 décembre 2020 - 165.4 ko)

Attestation de déplacement dérogatoire pour manif 
(PDF - 26 novembre 2020 - 38.2 ko)


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