Mesures Dracos au Piquet !

Le mot global revalorisé vulnérable et normal du jeudi

Un pognon de dingue
Blackfriday sur la revalorisation

On a pu lire ou entendre ici et là que ça y est les enseignant·es allaient être revalorisé·es, même que JMB nous a écrit pour nous l’annoncer. Enfin, il nous a envoyé une vidéo pendant qu’il faisait vivre le dialogue social. C’est comme ça qu’on dit en macronie quand on prépare une séance d’enfumage de communication. Donc, la parole de notre vénéré ministre a ruisselé jusqu’à nos oreilles pour entendre causer de prime d’attractivité jusqu’au 7ème échelon et une prime d’équipement informatique pour le télétravail quand il faudra rerereconfiner. Autrement dit, 2/3 des enseignant·es ne sont pas concerné·es par la prime d’attractivité. Au delà du 7eme échelon, l’attractivité du métier doit se suffire à elle même. Dit autrement, si tu es encore enseignant·e après avoir subi plus de 10 ans de gel du point d’indice, c’est que tu peux bien encore te passer d’être revalorisé·e. C’est normal...
Pas un mot pour les AED, les AESH qui devront toujours se contenter des miettes.
À propos de miettes, la prime d’équipement qui sera versée dès janvier, exclut les profs doc, ça doit pas être des vrai·es, et les CPE, qu’est-ce qu’ils·elles feraient d’un équipement informatique ? On a joué à dépenser sa prime d’équipement : avec 150€, on pourra avoir une sacoche et un micro-casque pour équiper l’ordi qu’on s’est déjà acheté sans la prime...
À Sud éducation, nous sommes opposé·es à la logique des primes qui relèvent plus de l’outil managérial que de la reconnaissance salariale comme en atteste la prime de 400€ versée au directeurs et directrices dans le 1er degré. Nous revendiquons une vraie revalorisation pour rattraper le décrochage salarial des enseignant·es et au-delà, au côté de Solidaires, de toute la fonction publique.
Nous ne sommes pas dupes sur le fait que Macron et Blanquer n’en ont pas fini avec la casse de l’éducation et qu’une nouvelle fois le mirage d’une revalorisation sera la contrepartie, vite avalisée par certaines organisations syndicales, pour faire passer la pilule.

Société, tu m’auras pas !
Proposition de loi sécurité globale : La démocratie éborgnée

Le projet de loi « sécurité globale » en cours d’examen parlementaire à compter du 17 novembre s’ajoute à la longue liste des textes liberticides. Profitant d’un contexte anxiogène du fait des attentats et de la situation sanitaire, le ministre Darmanin a décidé de « muscler » ce qui était au départ une proposition de loi sur la police municipale et la sécurité privée. Dans des proportions telles que les rapporteur·es de l’ONU qui veillent au respect des droits de l’homme et des libertés publiques viennent d’adresser en urgence à Macron un courrier de mise en garde dans lequel ils ne mâchent pas leurs mots. Pour ces derniers, en effet ce projet « porte une atteinte disproportionnée à de nombreux droits, libertés fondamentales et principes généraux de droit, de manière non conforme aux obligations énoncées dans les traités internationaux, essentiellement relatives au droit à la vie privée, à la liberté de réunion pacifique, à la liberté d’expression et au principe de responsabilité pénale pour violation des droits de l’homme. » À vrai dire, de la défenseure des droits jusqu’à l’ONU, l’alerte est générale pour les droits démocratiques !

Lire la suite sur le site Solidaires (lien)

La la la...
Avec Jean-Michel Blanquer, c’est normal

Le ministre se gargarise dans tous les médias de contrôler l’épidémie. La situation est normale. Nous sommes en droit de nous demander si les chiffres avancés avec tant d’aplomb par notre neuroministre ne tordent pas un peu le réel pour nous plonger dans une normalité très Blanquérienne. Toutes nos excuses à Brigitte Fontaine et Areski, pour cette contre-façon de « C’est normal » (lien)

La la la…

- Areski !
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- T’as pas entendu un truc bizarre ?
- Si.
- Qu’est-ce que c’est ?
- C’est Jean-Michel dans le poste de télévision. Il dit que les chiffres ont baissé pendant les vacances grâce au protocole dans mes écoles. C’est normal !
- Ah.
- Et qui dit Jean-Michel, dit n’importe quoi. D’où le bruit que t’as entendu tout à l’heure, voilà, c’est normal !
- Ah.

La la la…

- Dis donc ?
- Quoi ?
- Tu n’sens pas la colère ?

- Ben ouais, c’est normal je t’ai expliqué. Il y a Jean-Michel.
- Oui.
- Et avec Jean-Michel, quand il y a 4 fois plus de malades de la COVID-19, c’est stable…
- La… quoi ?
- La COVID-19
- Ah oui.
- Le ministère de la santé dit que le virus circule de manière incontrôlée et Jean-Michel dit sauf dans les écoles.
- Oui, oui.
- C’est alors que Jean-Michel a renforcé le protocole dans les écoles où le virus ne circule pas selon Jean-Michel. Alors, les enfants doivent porter des masques. C’est normal !
- Ah.
- Tu comprends ?
- Oui, oui.

La la la…

- Mais alors… mais…

La la la…

Nous n’allons pas ici rentrer dans la batailles des chiffres, mais simplement, ceux présentés chaque semaine par le ministère depuis septembre présentent une certaine stabilité alors que les remontées inscrites dans le système d’informations de dépistage eux ont été multipliés par 4.

À force de se moquer du terrain, de mépriser le personnel, de mentir, de justifier l’injustifiable, il y a un moment où cela se voit et pour reprendre les vraies paroles,

La la la…

Des fois y a des fuites, alors ça s’accumule
Puis il y a une étincelle, ça explose, c’est normal !

Nouveau décret personnes vulnérables
Petit historique de la vulnérabilité du gouvernement

La loi du 25 avril 2020 avait prévu le placement en chômage partiel des personnes vulnérables qui présentent un risque de développer une forme grave d’infection au virus covid-19 ainsi que des salarié·es qui partagent le même domicile que ces personnes.
Un premier décret du 5 mai 2020 a défini 11 situations dans lesquelles une telle vulnérabilité était reconnue. À la fin de l’été, juste avant la rentrée scolaire, un nouveau décret du 29 août 2020 a restreint l’éligibilité à ce dispositif de chômage partiel à 4 situations et prévu qu’il ne s’appliquera plus aux salarié·es partageant le même domicile qu’une personne vulnérable.
Que s’est-il passé en 4 mois pour que des personnes vulnérables ne le soient plus ? Rien, c’est juste le gouvernement qui le décide. Pas tout à fait tout de même parce que l’idée de casser le thermomètre pour prouver que l’on n’est plus malade, juridiquement cela ne tient pas, surtout si comme le dit Reagan Kaputa, avocat de la République Démocratique du Congo « le respect du droit de la défense est le thermomètre de la démocratie d’un État », cela peut être gênant de le casser.
Le 15 octobre, le juge des référés du Conseil d’État a suspendu les dispositions du décret du 29 août 2020.
Le 10 novembre, un nouveau décret n°2020-1365 pris pour l’application de l’article 20 de la loi de finances rectificative n°2020-473 du 25 avril 2020 pour 2020 a été publié, mettant à jour les critères de vulnérabilité face à l’épidémie de COVID-19. Le ministère de la Fonction Publique a publié le 10 novembre une circulaire relative à l’identification et aux modalités de prise en charge des agents publics civils reconnus personnes vulnérables. Nous sommes passé·es de 11 à 4 puis 11.
Lire le communiqué de la fédé (lien)

Avenir Lycéen
Les bons comptes font les bons ami·es

65000€, c’est la somme versée en 2019 par le MEN in black à l’association lycéenne Avenir Lycéen qui se veut un syndicat pro-gouvernemental dont 40056€ pour la seule organisation d’un congrès qui n’a jamais eu lieu. Ces jeunes ont donc dépensé le magot à d’autres fins (hôtels 5 étoiles, brasserie, un ordinateur pour un pote…) Pendant ce temps, les autres organisations lycéennes se sont vues refuser le financement de leurs projets pourtant bien réels. Ben, oui mais c’est pas dans la ligne du parti de notre Jean-Michel alors ils auront rien. La liberté d’expression a un prix ! Sinon après, c’est le bazar. Tiens d’ailleurs, l’ensemble des mouvements pédagogiques a vu ses subventions baisser drastiquement. 65000€, ça correspond à la baisse de subvention de l’ICEM-pédagogie Freinet pour l’année 2020, GFEN baisse de 30 %…. Blanquer préfère payer des coups aux jeunes macroniens que soutenir les mouvements pédagogiques. C’est normal. La la la...

jeudi 19 novembre 2020, par administrateur du jeudi


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