Mesures Dracos au Piquet !

Combattre l’extrême-droite et le capitalisme


Créer le rapport de force pour imposer des alternatives sociales et démocratiques


La gangrène se répand. Les résultats du premier tour le confirment une fois de plus, les réactionnaires et les extrémistes de droite de toutes sortes gagnent du terrain. L’avancée des idées d’extrême droite n’est pas un accident marginal. Le fascisme et l’extrême droite se nourrissent du désespoir présent et des peurs face à l’avenir. La base de sa politique est la discrimination et la promotion d’un capitalisme national. Les politiques actuelles qui augmentent les inégalités et la misère sociale sont le ferment du développement du fascisme et de l’extrême droite. Les combattre suppose de lutter contre le capitalisme et les politiques qui sont à son service.



Au cours des quatre dernières décennies, le patronat, accompagné par les gouvernements, a mené une offensive particulièrement violente contre les travailleur-se-s. L’augmentation des inégalités, l’aggravation des conditions de travail, la précarisation des emplois, la disparition de pans entiers des services publics ont déjà représenté le prix à payer des reculs précédents. Sans-papiers et demandeurs/euses d’asile, luttes environnementales, école, mondialisation, culture, genres, cette politique de régression s’exerce aussi dans tous les domaines où l’idéologie réactionnaire et productiviste est assumée par tout ou partie des « élites » au pouvoir.



Les résistances que ces politiques suscitent sont de plus en plus systématiquement réprimées. L’état d’urgence, désormais permanent, remet en cause les libertés fondamentales. Celles des quartiers populaires tout d’abord puis plus largement de tout-e-s celles et ceux qui veulent faire usage de leur droit de manifester, Cette situation découle des politiques sécuritaires et de stigmatisation à l’encontre des roms, des jeunes « issu-e-s de l’immigration » des anciennes colonies, des migrant-e-s, des réfugié-e-s et des habitant-e-s des quartiers populaires et ce au plus haut niveau de l’État. Cette politique répressive est l’autre face des politiques libérales, qui ne peuvent être mises en place sans que soient brisées par la force les résistances qu’elles suscitent inévitablement.



Cette situation d’ensemble n’est pas le fruit du hasard ou de « mauvais choix » politiques. Le mode de production capitaliste se nourrit de l’exploitation de la force du travail et des inégalités. Pour nous il ne s’agit donc pas seulement de dénoncer une idéologie (le néo-libéralisme), la politique qui s’en inspire (les réglementations), ou une forme illusoire de régulation qu’elle prône (le marché), mais un mode de production, de répartition, et de consommation : le capitalisme.



SUD Éducation 49, syndicat de transformation sociale, participe à la construction de la réflexion et des luttes pour un projet d’alternative globale, qui passe par la socialisation et l’autogestion des moyens de production et d’échange, et qui seul pourra donner force et sens à nos combats partiels. SUD Éducation 49 n’a donc pas vocation à donner de consigne électorale. Quel que soit le résultats des élections politiques, c’est seulement avec un rapport de force issu d’une mobilisation générale massive que des changements pourront avoir lieu.



Dans la rue, par nos luttes, nos grèves, notre mobilisation, SUD Éducation 49 s’inscrit dans un combat général pour que, des luttes, sorte une alternative sociale, économique, politique et écologique dont l’essentiel reste à inventer. Nous serons de toutes les initiatives qui iront dans ce sens.

jeudi 27 avril 2017, par administrateur du jeudi


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Mentions Légales | réalisé avec Spip