Mesures Dracos au Piquet !

Collège en lutte contre la réforme du... collège

SUD éducation 49 remercie les personnels grévistes présents au rassemblement.

Mais attention ! Certaines critiques ne sont pas les nôtres. Nous ne hurlons pas avec les députés de droite, ceux qui hier cassaient le service public d’éducation et votaient les suppressions de postes par milliers. Nous ne partageons rien avec ces critiques émises au nom d’un collège passéiste, inégalitaire et élitiste.

Il n’empêche que ce projet doit être combattu. Dans un contexte d’austérité, ce projet ministériel ne prévoit aucune disposition pour améliorer les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage pour les élèves.

Sous prétexte d’égalitarisme concernant notamment l’enseignement de l’allemand, du latin et des classes bilangues, on nivelle par le bas en réduisant l’offre de formation. La recette est bien connue : on fragilise le service public, en poussant les usagers vers l’enseignement privé, qui sera d’ailleurs le grand gagnant de cette réforme. Ce n’est pas rendre service aux élèves en difficultés ni aux classes populaires !

Sous couvert d’autonomie, on met en concurrence les établissements, les disciplines et les collègues entre eux. Regardons où l’autonomie a été mise en place et tirons en des leçons. Regardons où en sont les universités, malades de leur mise en concurrence, sans bénéfices pour les personnels et les usagers. L’autonomie, c’est le cheval de Troie de la recherche de « leviers d’efficience » (en français on dit économies budgétaires)

En parallèle, la mise en place des IMP ne fera que créer des hiérarchies intermédiaires dans les établissements, des petits chefs et coordinateurs en veux tu en voilà, amputant des DGH déjà bien faibles.

L’interdisciplinarité, quant à elle, est un beau projet, comme l’est la perspective de travailler autrement avec nos élèves, et particulièrement avec ceux et celles qui sont en difficulté. Mais c’est un projet que l’on doit porter collectivement, et certainement pas au détriment des disciplines des uns et des autres, et avec de vrais moyens donnés à la concertation.

En définitive, une véritable réforme ne peut s’affranchir de la question des moyens ! Ras le bol des classes surchargées, des suppressions de classes et de l’augmentation de la charge de travail ! Ras le bol de la précarité, et de la galère des collègues qui la subisse : contractuels recrutés à la pelle, mais aussi les AVS et les AED dans les vies scolaires, dont personne n’a tenu compte dans ce projet.

Une véritable réforme : pas sans les personnels. À eux, à nous désormais de nous emparer du débat et de définir collectivement, dans la lutte, les priorités d’une telle réforme. Puisque personne ne travaille à notre place, que personne ne décide à notre place !

SUD éducation 49

jeudi 17 septembre 2015, par administrateur du jeudi


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